Le SNALC a été auditionné ce jour par la commission chargée de faire des propositions rapides sur l’enseignement des mathématiques au lycée, suite à la polémique récente — et justifiée. Le SNALC a tenu, dans des délais très courts, à donner la parole à ses adhérents, afin d’avoir des retours de terrain.

En trois jours, plus d’un millier de collègues ont répondu à notre enquête, et les résultats sont sans appel : le principal problème est un problème structurel lié à la réforme du lycée. La principale demande de nos collègues est en effet de conserver trois spécialités en terminale et de proposer des « menus » plutôt que le libre choix à la carte.

Les mathématiques qui ont été victimes de la réforme du lycée sont avant tout celles qui étaient suivies par des élèves « non scientifiques », qui se trouvaient dans les précédentes filières ES et L. Cela explique non seulement le net recul du pourcentage d’élèves faisant des mathématiques en première générale (-30 %), mais également l’accroissement très fort des inégalités filles/garçons.

Pour le SNALC et ses adhérents, ce n’est pas en posant une rustine sur l’enseignement scientifique que l’on règlera le problème, et aucune mesure sérieuse ne peut être prise pour la rentrée 2022 alors même que la répartition des dotations horaires est déjà votée dans les conseils d’administration. Il faut revoir la structure même de la réforme. Le SNALC indique aussi que 80 % de nos collègues sont contre les 40 % de contrôle continu dans l’obtention du baccalauréat, mesure décidée de manière très arbitraire par le ministre, contre l’avis majoritaire des professeurs. Paris, le 28 février 2022
Contact :
Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC, president-national@snalc.fr

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