Mme La Rectrice, mesdames et messieurs,

         En préambule nous voulons évoquer la situation sanitaire. Dans nos établissements à gros effectifs, le protocole niveau 2 est irréalisable pour ce qui est des nettoyages et désinfections ainsi que de l’aération faute de personnels suffisant en plus de ceux qui ne sont pas remplacés. Qu’en sera-t-il si la situation sanitaire se dégrade ?  La crainte d’une fermeture des EPLE est réelle pour les collègues professeurs qui dans ces cas ont été sommés de s’adapter au lieu d’être accompagnés lors du travail en distanciel. Une clarification sur les ASA est demandée car certaines directions font des retraits sur salaire lorsqu’il y a ASA. Quid de la priorité vaccinale pour les personnels volontaires en contact avec tant d’élèves tous les jours ?

       Pour ce qui est de la carte des formations, si nous notons un faible effort sur les CAP qui sont pourtant indispensables à une bonne partie de nos élèves, nous pouvons remarquer que l’effort sur les langues et les sections internationales est réel. Attention à ne pas porter préjudice aux lv2 ou lvb déjà fortement attaquées dans les réformes sur leurs horaires hebdomadaires, qui peinent à concurrencer la Lv1. Une hiérarchie des options linguistiques est préjudiciable pour nos élèves et pour la découverte du monde dans sa diversité linguistique et la richesse que représente l’accès à des langues moins connues dans notre imaginaire. L’excellence pour tous est notre crédo donc nous ne pouvons que nous réjouir de voir ces sections s’installer en collège rep+, la réforme des collèges ayant cassé ces mêmes dispositifs dans sa mise en place.

     Concernant les options, il est clair qu’un effort est réalisé pour que les élèves de l’enseignement public trouvent de l’attractivité sans aller obligatoirement dans le privé. Mais l’organisation même du lycée et la mise en place des spécialités obligent à des choix bien difficiles, met en concurrence les disciplines qui, devant se partager le gâteau, se retrouvent avec des dynamiques stoppées faute de moyens en heures.  La logique de la mise en concurrence, la peur du mauvais choix, l’insuffisance du bouquet offert en terminale induisent des pertes de postes orchestrées par les suppressions nationales toujours à l’œuvre dans le secondaire et rendent l’orientation en post baccalauréat parfois infaisable. On revoit malheureusement une hiérarchisation des options se recréer alors que cela devait disparaître ! L’évaluation en CC aggrave le climat scolaire avec des interventions agressives envers les enseignants, pas assez contrées dans certains cas !

      Je vous remercie

      Jérôme MOTET pour le SNALC

 

                                     

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