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Déclaration SNALC CTA 26 MAI 2021

 Dérèglementation du  fonctionnement des instances des  EPLE: Quand des trmd sont retravaillés après les orientations votées au  CA de févier, quand on s’en prend aux LCA que l’on essaie d’affaiblir en collège en accusant les équipes de réaliser de la ségrégation sociale ! Quand des heures poste sont utilisées pour réaliser les devoirs faits, quand on ne transmet même pas aux collègues concernés des courriers les mettant en accusation ! quand les AED sont recrutés dans l’opacité la plus totale, laissant planer le doute sur du favoritisme à l’embauche, quand l’autonomie se transforme en réunionnite imposée, éprouvante sur le temps de travail personnel des enseignants, quand des sorties scolaires sont imposées et décidées sans recourir à des actes entérinés par des Conseils d’Administration…, où  en est-on de la prévention des risques psycho-sociaux ? La réforme de la FP a t-elle pour but de plonger dans l’incertitude et la souffrance les personnels qui  devraient être encouragés chaque jour pour la dure mission qu’ils accomplissent dans leurs cours avec les  élèves ? 

   L’autonomie des eple doit être une source d’action, de proposition des équipes, de travail commun à la réussite des élèves, d’expérimentation, de valorisation du travail des personnels. Pouvez vous laisser tant de malaise, tant de souffrance s’installer chez ceux qui voudraient travailler dignement à la mission première de l’Ecole, la transmission des savoirs ? Nous ne reviendrons pas sur l’attitude et les dires d’une confédération qui préfère nous attaquer quand nous remplissons notre mission auprès des personnels dans les EPLE et préfère à l’action syndicale l’appui à un chef de service qui a cru trop vite que les syndicats n’avaient plus leur place dans l’accompagnement quotidien des personnels. Nous vous avons écrit pour dénoncer cette collusion, ce mensonge et ces pratiques. Parce que nous sommes représentatifs, parce que nous voulons une école juste qui défend ceux qui sont au four et au moulin quotidiennement dans leur mission pour faire acquérir des savoirs et compétences à leurs élèves dans leurs classes et dans leurs préparations, nous continuerons de jouer avec ferveur le rôle que nous ont confié les personnels de l’Education. Nous préférons la vérité aux postures partisanes !

    Pour la formation, les personnels sont ils vraiment incités, encouragés à se former? 

    Le SNALC regrette que les personnels ne soient  finalement prioritaires qu’en même temps que tout le monde, c’est à  dire non prioritaires pour la vaccination des volontaires. 

   Que dire de la mascarade sur l’épreuve de baccalauréat de philosophie  qui  ressemble de plus en plus au brevet des collèges où des professeurs font passer l’oral à leurs propres élèves ! Ces modalités répondent-elles à l’exigence d’anonymat et sont-elles en adéquation avec le caractère national de ces examens ? 

  La requalification des emplois administratifs répond à une exigence face à l’augmentation des compétences demandées. Des moyens académiques doivent être donnés aux personnels administratifs. Il faut aussi penser à un volet qui  concerne le dialogue social avec les organisations syndicales qui ont leur rôle à jouer, nous vous le rappelons, et qui ont, en ce moment, beaucoup de mal à échanger avec vos services. Est ce normal ? 

   L’accompagnement local pour la réussite éducative, même s’il présente des intérêts dans sa rédaction, présente -t-il des moyens en dgh, un renforcement des relations humaines, une valorisation du travail effectué, une liberté d’action des équipes éducatives ? Vous comprendrez que dans le contexte que nous avons décrit de non respect des institutions démocratiques des eple, de passage en force pédagogique, d’injonctions et de non respect de la liberté pédagogique, nous observions une méfiance sur des dispositifs où les personnels enseignants et d’éducation seraient encore une fois sollicités pour ne pas dire sommés de rendre des comptes.

   Je vous remercie, 

   Jérôme MOTET SNALC




TOUT ÇA À CAUSE DU MINISTRE ET DU VIRUS

Nous le savons tous aujourd’hui, le dessein initial de la formation professionnelle qui permettait insertion, qualification et reconnaissance sociale doit disparaître.

Cette formation scolaire publique assurée par des PLP reconnus par l’institution, structurée et institutionnelle coûte cher mais aussi dérange les branches professionnelles.

Là est le point de départ du dépeçage de la Voie Pro.

Commencée par le bac pro 3 ans et la suppression des BEP, la destructuration a été savamment orchestrée par le ministre avec sa réforme de la Transformation de la Voie Pro en 2019.

La dévalorisation de la formation avec les dispositifs de la TVP déprofessionnalise et détériore en profondeur les conditions de travail en LP.

Avant même la fin de l’application de la réforme sur les 3 niveaux, on constate les désastreux effets sur la qualité de l’enseignement, le management déshumanisé et les résultats fameux plus destructeurs qu’espérés.

Le SNALC avait annoncé dés 2019 ce que nous réserverait la co-intervention et le chef d’œuvre qui ne sont que des alibis pour justifier les suppressions des heures postes ainsi que la généralisation de l’enseignement théorique en LP. Le travail en équipe et en amont ne peut être profitable que s il est volontaire comme en SEGPA. Encore faut il qu’il soit rémunéré ? 

Cette fin annoncée de l’enseignement pro, dénué de savoir-faire, a été accélérée par le concours de la crise sanitaire et le confinement. La continuité pédagogique à distance, le décrochage scolaire ont intensifié la déqualification des diplômes tant désirée par la Degesco. Il faut bien privilégier l’apprentissage et les branches professionnelles qui passent à la caisse et attendent un retour sur investissement.

Le Coronavirus a été un allié dans cette recherche de dénaturer les LP avec les UFA mais surtout pour s’en prendre plus fortement aux PLP. Le rêve des hiérarchies intermédiaires de ne plus laisser les PLP libres de leur pédagogie et des répartitions de services atteint son paroxysme cette année; Réformes de la TVP et de l’auto évaluation des EPLE dans un contexte de pédagogie imposée à distance sont une occasion inespérée pour imposer leur désir de pouvoir absolu.

Dans ce contexte, en plus de baisser l’effectif de ces enseignants extraordinaires, le statut des PLP est en grand danger avec le projet d’annualisation du temps de travail et le suivi des PFMP mis sur le devant de la scène avec les seuils minimum de semaines de stage non atteints à cause de la fermeture des lieux de stages. On a touché le fond avec la proposition des stages de vacances pour valider les PFMP.

Enfin l’annonce spontanée et insensée des non aménagements des examens de fin d’année traduit le mépris du ministre envers la voie pro. Comment un ministre peut il nous mettre dans cette situation surréaliste?

Finalement le coronavirus aura montré les limites de la TVP qui n’a plus raison de perdurer.

Mais l’association  Blanquer et Coronavirus aura porté un grand préjudice aux LP et aux PLP. 

Le SNALC dénonce, une nouvelle fois cette volonté de nuire et de détruire la formation professionnelle scolaire publique. Monsieur le Ministre, vous êtes le responsable de ce chaos. Aurez vous un jour l’honnêteté de le reconnaître et d’en assumer les fautes? 

Guillaume Lefèvre

Secrétaire national du SNALC chargé de l’enseignement professionnel

plp@snalc.fr




DECLARATION CAPA DE RECOURS PROMO PLP 18/05/21

Nous ne développerons pas ici, encore, notre opposition au PPCR qui est une négation de la valeur, du mérite et de la conscience professionnelle des PLP.

Comment peut-on se contenter de pouvoir être promu, parcimonieusement, avec un contingent faible de 30% que pour 2 échelons ? Qui plus est selon des items si vastes et libres d’interprétation que l’on peut émettre des avis totalement opposés à la valeur professionnelle réelle du collègue.

La sanction au rdv du 9e en est un exemple flagrant.

Nous ne reviendrons pas non plus sur le marchandage de ce PPCR contre une soi-disant revalorisation cautionnée par certaines confédérations qui aujourd’hui baissent les yeux devant les PLP qui ont compris la trahison. 

Comment peut-on tolérer que tant de PLP n’aient pas eu de visite ou de rdv de carrière et se voient attribuer arbitrairement et de manière générale un avis SATISFAISANT?

L’avancement à l’ancienneté n’est pas une juste récompense pour des PLP aux carrières longues qui s’adaptent sans cesse aux nombreuses réformes calamiteuses de la voie pro dont les objectifs sont la détérioration des conditions de travail et la fin de notre métier ainsi que notre statut au service des branches professionnelles.

Le SNALC espère au moins que l’administration donnera gain de cause aux demandes de révisions d’avis de rdv de carrière aux rares PLP qui ont eu le courage de le faire.

Car en réponse au professionnalisme exemplaire dont font encore preuve les PLP avec cette crise sanitaire et leur adaptation aux ordres contradictoires et aux pratiques d’enseignement à distance surréalistes, nous devons subir le management déshumanisé des hiérarchies intermédiaires. 

Pressions, chantage aux services et aux EDT sont le mode de fonctionnement des directions pour imposer une gestion budgétaire et des conditions d’enseignement de moins en moins acceptables.

Le rdv de carrière est un règlement de compte bien organisé au détriment des PLP.

Après l’on s’étonne et l’on met sous le tapis le mal être des PLP qui ne cesse de se développer.

On nous répond qu’il existe des cellules, des moyens de signalements qui n’aboutissent à rien d’autre que l’oubli de l’enseignant qui reste dans ses difficultés. Nous n’avons jamais eu de bilan de ces actions, voire même on tait les rapports du CHSCTA. Nous attendons toujours une solution salvatrice pour les collègues a Vue Belle. Pour le Lycée Hôtelier, c’est trop tard !  

On nous rétorquera par la suite que ces collègues laissés pour compte sont toujours malades ou absents et sont démolis au rdv de carrière. A quand la reconnaissance du burnout comme maladie professionnelle ?

Dans le document de travail, on récence 4 collègues du 6é et 6 au rdv du 8é qui n’ont pas eu de rdv de carrière.

L’administration applique aveuglement la loi de transformation de la FP et s’ingénie à exclure les OS du dialogue social. La fin du paritarisme est le complice idéal pour aboutir à l’affaiblissement de la défense des personnels, du musellement d’une profession et du développement du mal être au travail.

Le SNALC souhaite mettre en exergue la multiplication de visites dites conseils pour les contractuels dans leur 5e année d’exercice qui ne sont en réalité, à la lecture des rapports, qu’une série de reproches et de critiques qui ne laissent que pour seule issue un avis défavorable à une reconduction de contrat. Il est étonnant de constater cela alors même que le rectorat prend prétexte des contractuels pour limiter le calibrage à l’inter.

Enfin, en tant que Président du SNALC Réunion, je tiens à dénoncer fermement la communication calomnieuse, mensongère et honteuse d’une Confédération qui ne représente que 1.51% des élus aux CA du second degré.

Elle avance des propos inexacts et rapporte un témoignage infondé d’un personnel d’encadrement qui n’était même pas présents lors des faits évoqués. Et ce malgré nos vaines tentatives de le rencontrer. Cette dénonciation instrumentalisée de l’action syndicale sur le terrain traduit bien la faiblesse d’implantation de cette confédération inexistante chez les enseignants. Je comprends que seule la critique du syndicat majoritaire dans les CA des collèges et lycées de l’académie puisse demeurer une raison d’exister.




La Quinzaine Universitaire N°1453 est en ligne

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La Quinzaine Universitaire N°1452 est en ligne

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Courrier intersyndical SNALC, CGT, FO, FSU, SGEN, SUD, UNSA

COURRIER INTERSYNDICAL
AUX PARLEMENTAIRES

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Les organisations syndicales signataires souhaitent attirer votre attention sur la situation de l’école, déjà structurellement sous dotée, après un an et demi de crise sanitaire. En conséquence, elles demandent un collectif budgétaire afin de corriger dès à présent le budget de l’Éducation nationale et de l’enseignement agricole public, insuffisant pour répondre aux besoins, et de préparer la discussion budgétaire de 2022 dans une perspective d’investissement massif dans l’éducation.
Les besoins créés par plus d’une année scolaire de fonctionnement du système éducatif perturbé par l’épidémie de Covid-19 sont énormes.
Nous demandons dans l’immédiat et en urgence les moyens d’assurer les remplacements et de faire face aux contraintes des protocoles sanitaires. Avec seulement quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le ministère n’en a pas donné les moyens suffisants.
Le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement et on demande aux personnels en place d’en faire toujours davantage. Nous demandons a minima le réemploi des contractuels recrutés dans le cadre de la crise sanitaire.
Par ailleurs, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants particulièrement du fait de la suppression de 1800 emplois dans les collèges et lycées. Nous demandons des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles, les établissements et les services pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, pour répondre aux inégalités qui se creusent, pour améliorer les conditions d’études et l’accompagnement des élèves afin que les conséquences de la crise sanitaire ne reposent pas sur la jeunesse, et pour pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Concernant les besoins de rénovation du bâti et d’équipement (travaux d’adaptation des locaux pour une meilleure aération, équipement en capteurs de CO2 ou en purificateurs d’air, etc.), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales et mobiliser le plan de relance.L’école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Nos organisations syndicales considèrent qu’en l’état, le budget de l’Éducation nationale et de l’enseignement agricole public ne sont pas à la hauteur de l’ambition éducative qui devrait être celle de la nation.

Nous vous prions de croire, Mesdames et Messieurs les parlementaires, en l’expression de nos salutations respectueuses.

 




Jean Rémi GIRARD France Info TV 03 05 2021, autotests, grand oral




DECLARATION CAPA 4 MAI 2021 SNALC

Avons nous eu tort de nous opposer au PPCR ?

 Principe du mérite mis en avant: Des collègue qui passent d’échelon en échelon à l’ancienneté avec une seule augmentation d’un an à 2 échelons à la classe normale !

 Des professeurs privés de visite de carrière au 9ème, trop anciens et discriminés car ne pouvant pas contester un avis au mieux Très Satisfaisant, jamais Excellent!

 Une formation tout au long de la carrière ! Des perspectives d’évolution professionnelle ! Où sont-elles? Au lieu de cela, une pression accrue sur le professeur de plus en plus soumis aux hiérarchies intermédiaires, dégradé dans son autorité, sommé de taire son désaccord et de communier aux réformes en avalanche, dont les augmentations indiciaires du PPCR et la classe exceptionnelle, miroir aux alouettes qui a vu une vingtaine de promotions perdues l’an dernier faute de promouvables au 1er vivier non reversées dans le second, n’ont rien changé à la crise du recrutement et au gel du point d’indice.

Car ce sont les traitements du professeur qui doivent changer, évoluer, être revalorisés, financièrement et dans leur identité professionnelle. Le préserver et savoir l’entourer quand il subit les affres de la violence, l’encourager quand des classes sont trop hétérogènes et dures à gérer. Est-ce cela que l’on voit dans les rendez vous de carrière ?

 Votre tableau, ici présenté est le reflet du PPCR ! Cachons les imperfections, taisons les souffrances et surtout pas de vague! Aucune contestation d’avis au 6ème ! Tiendrez vous compte de la remise en cause de l’évaluation des items quand elles ne reflètent pas une impartialité indispensable à cette dernière ? Peut-on laisser ces rendez-vous de carrière se transformer en règlement de compte ? Allons nous nous borner à faire correspondre les items et l’avis final ? Qu’entendrions-nous si nous évaluions avec si peu de bienveillance nos élèves ? Les choses vont elles si bien dans nos EPLE ? Aucun risque psycho social en vue ? Aucun abus de pouvoir ? Aucun épuisement professionnel ?

 Nous priver de CAPA, nous exclure des avancements des personnels est une faute grave, dont le but est, à n’en point douter l’affaiblissement de la défense des personnels qui est notre mission, en tentant d’affaiblir l’action des syndicats. Le musellement d’une profession dont l’essence est l’enseignement de l’esprit critique est un danger que nous combattrons toujours !

Je vous remercie

Jérôme MOTET SNALC