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La Quinzaine Universitaire N°1460 est en ligne

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Le sommaire

DOSSIER DU MOIS : L’ÉVALUATION

  • Évaluations à tous les étages
  • L’évaluation avant les boeufs
  • Évaluation d’école ★✰✰✰✰ (1/5)
  • Évaluation et carrière : valeur professionnelle ou ancienneté ?
  • Que retenir d’une grille d’évaluation ?
  • Contester son évaluation professionnelle : pas si simple… pour les contractuels !
  • Contrôle continu, encore et encore
  • Ev@lang : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
  • Le complexe CCF en voie pro

CONDITIONS DE TRAVAIL

09 – Classes sans notes, une méthode qui n’a pas fait ses preuves

09 – Le carré régalien pour informer et protéger

10 – Préau, bienvenue dans la cour du pathétique et de l’absurde

10 – Préau, le nouveau rendez-vous manqué de l’Éducation nationale ?

LES PERSONNELS

11 – Les rémunérations des ADJAENES augmentent le 1er janvier 2022

11 – Ne l’oubliez pas

11 – Accès au corps des agrégés par liste d’aptitude

SYSTÈME ÉDUCATIF

12 – 30 minutes d’activité physique quotidienne : encore une charge pour les PE !

12 – Premier degré : bilan de la rentrée 2021 et dotation pour la rentrée 2022

13 – Lycée 2021 : un bilan inquiétant

13 – BAC 2022 : rétablissement des épreuves ponctuelles, terminales et anonymes




ACCÈS AU CORPS DES AGRÉGÉS PAR LISTE D’APTITUDE 2022

Les élus agrégés du SNALC, forts de leur longue expérience, continuent de mettre à votre disposition leurs conseils et leur aide.

La période de candidature à l’accès à l’agrégation par voie de liste d’aptitude se déroule du 3 au 24 janvier inclus. N’hésitez pas à contacter la section du SNALC de votre académie.

Les dispositions prévues par les lignes directrices de gestion ministérielles du 22 octobre 2020 relatives aux promotions et à la valorisation des parcours professionnels des personnels précisent, à propos de la promotion à l’agrégation par voie de liste d’aptitude, que les agrégés exercent principalement dans les classes de lycée, dans les classes préparatoires aux grandes écoles et dans les établissements d’enseignement supérieur. L’accent est mis, en particulier, sur la motivation du candidat à enrichir son parcours et à concevoir un nouveau projet professionnel qui corresponde aux missions exercées par les agrégés.

C’est pour apporter des conseils aux agents qui souhaitent atteindre cet objectif et les aider à mieux mettre en valeur leurs atouts, en vue de cette promotion, que le SNALC diffuse cette lettre d’information. Nous leur en souhaitons le meilleur usage.

Frédéric Seitz

Commissaire paritaire SNALC agrégé

gesper@snalc.fr

CONDITIONS D’ACCÈS

L’accès au corps des professeurs agrégés par voie de liste d’aptitude est conditionné par un acte de candidature, lequel peut se faire dans toutes les disciplines d’agrégation, y compris dans celles pour lesquelles aucun concours de recrutement n’a été organisé au cours des années précédentes.

Les nominations prennent effet au 1er septembre 2022.

Quelles conditions pour se porter candidat ?

Quels services sont pris en compte ?

Quels services sont exclus du décompte ?

CONSEILS POUR RÉDIGER

VOTRE LETTRE DE MOTIVATION

La lettre de motivation est un élément essentiel du dossier de candidature. Elle est lue très attentivement tant par les inspecteurs d’académie et généraux que par les bureaux des rectorats et de la DGRH du ministère. En effet, elle joue un rôle très important pour sélectionner et, le cas échéant, départager les candidats.

 

Quels sont les écueils à éviter ?

Quels sont les principes et la méthode à suivre ?

Comment rédiger votre lettre de motivation ?

 

 

CE QUE VOUS AVEZ À FAIRE

Candidatures et constitution de dossiers uniquement via i-Prof, saisissez et complétez votre lettre de motivation ainsi que votre CV, n’oubliez pas de les valider (accusé de réception reçu sur votre messagerie i-prof), prévoyez votre reclassement, consultez votre section SNALC académique…

 

La liste des choses à faire, point par point, afin de ne rien oublier

FICHE DE SUIVI SYNDICAL

Complétez la fiche de suivi syndical ci-dessous

 

Elle sera transmise à vos représentants académiques du SNALC.

Pour retrouver les coordonnées de votre section académique du SNALC, cliquez sur snalc.fr/contact

 




Situation sanitaire : le gouvernement doit prendre des mesures immédiatement ! Communiqué unitaire CGT-FSU-SNALC-SUD

 

Le lundi 27 décembre, le Premier ministre et le ministre de la Santé et de la solidarité ont détaillé un ensemble de mesures sanitaires, dans le contexte de la nouvelle vague pandémique et de la propagation du variant Omicron. Aucune nouvelle mesure ne concerne spécifiquement les écoles et les établissements scolaires. Alors que l’ensemble de la société est concernée par les mesures, et notamment le monde du travail, notre système scolaire apparaît une nouvelle fois comme un angle mort de la politique sanitaire du gouvernement qui préfère instrumentaliser le débat binaire école ouverte/fermées alors qu’aucune de nos organisations syndicales ne demande leur fermeture : nous exigeons la sécurisation des écoles et établissements scolaires afin qu’ils restent ouverts le plus longtemps possible.

Le protocole mis en œuvre le 29 novembre dans le premier degré, en passant de la règle de la fermeture de la classe dès le premier cas à celle du retour en classe des élèves testés négatifs, a laissé la possibilité à de nombreux élèves porteurs·ses du virus mais asymptomatiques ou en cours d’incubation de continuer à aller en cours, et a pu contribuer ainsi à la circulation du virus. En outre ce protocole engendre pour les personnels une surcharge de travail liée à la gestion du statut sanitaire des élèves, du retour de ces derniers au compte-goutte au gré des résultats de tests. Il est également source d’inégalité entre élèves en particulier selon les capacités des familles à obtenir un test rapidement. Enfin il laisse croire aux parents que les personnels pourront assurer en parallèle leurs cours et la continuité pédagogique, ce qui est impossible. Dans les collèges et les lycées, les dix derniers jours avant les vacances ont vu une augmentation des cas positifs et des cas contacts, preuve que nos établissements du second degré sont aussi touchés par la 5e vague.

Nos organisations sont très inquiètes concernant les conditions de la rentrée prévue le 3 janvier. Dans les conditions prévues, les écoles et établissements seront fortement désorganisés par les absences non remplacées de personnels malades ou cas-contacts, alors même que depuis le début du quinquennat, le ministère n’a rien fait pour renforcer les moyens de remplacement ! Cela mettrait en péril la continuité du service public d’éducation.

Des mesures doivent être prises d’urgence en amont de la rentrée pour protéger les élèves, les personnels et leurs familles. L’État doit dégager une dotation sur fonds propres pour permettre l’acquisition des capteurs de CO2 indispensables, des travaux d’amélioration de la ventilation mécanique et la dotation de purificateurs d’air nécessaires. Des moyens en remplacement doivent être dégagés immédiatement par l’admission des reçu·es sur listes complémentaire. Une politique de tests ambitieuse, massive et régulière, doit être mise en œuvre dès le jour de la rentrée. Cette campagne doit être organisée par les autorités sanitaires compétentes, et notamment les agences régionales de santé, et non par les personnels de l’Éducation nationale dont ce n’est pas la mission.

Le protocole sanitaire doit être revu et renforcé. Une dotation en masques chirurgicaux et masques FFP2 doit être faite pour l’ensemble des personnels et des élèves. Une communication claire doit être faite au plus tôt aux personnels, et notamment aux directeurs et directrices d’écoles, pour que toutes et tous aient le temps de se préparer.

C’est à ces conditions que les écoles et établissements pourront ouvrir et rester ouverts le plus longtemps possible, ce qui a toujours été notre objectif, et ce à quoi ont toujours œuvré les personnels du service public d’éducation.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FSU, SNALC et SUD éducation se reverront pour faire le bilan rapide de la reprise et des actions engagées par les personnels, qu’elles soutiennent.




Compte rendu de réunion au ministère POINT SUR LA SITUATION SANITAIRE Réunion du 30 décembre 2021 en visioconférence

Compte rendu du SNALC publié le 30 décembre 2021
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC & Maxime REPPERT, secrétaire national du SNALC chargé des conditions de travail et du climat scolaire

En présence du directeur de cabinet, de la secrétaire générale et de la conseillère sociale.

De façon générale, le SNALC rappelle que cela fait 1 an et demi qu’avec beaucoup d’autres, il exige un plan d’investissement pour l’École. Aujourd’hui, les personnels ont des masques tissus, il n’y a presque pas de capteurs et encore moins de purificateurs, les fenêtres ne s’ouvrent pas ou peu dans de nombreuses salles, les cantines n’ont globalement pas changé.

Alors arrêtons de nous dire que la situation est grave, qu’il y a un « raz-de-marée », si l’on ne prend à l’École aucune mesure qui correspond à une situation grave.

Propos introductif du ministère

Bilan du premier trimestre : le ministère se félicite de la méthode avec 4 protocoles sanitaires. Cela a été mieux géré qu’auparavant, de son point de vue. En décembre : niveau 3 dans les écoles et 2 dans le reste (la France combine le plus de mesures barrières ; ex : port du masque).

En décembre, concernant les cas : au plus haut 11000 classes fermées puis 3000 classes. Puis changement de politique de fermeture.

Concernant les cas confirmés en décembre : 10 à 12000 cas confirmés par jour d’élèves autour du 10 décembre (ainsi répartis : 12% en maternelle, 50% en élémentaire, 25% en collège, 12% en lycée).

 

LE PROTOCOLE

Au 3 janvier, le niveau du protocole sera le suivant : niveau 3 en primaire et 2 dans le second degré.

Le ministère entend anticiper la forte contagiosité du virus Omicron : recrutement massif des contractuels, préparatifs concernant l’enseignement à distance.

Une instruction du Premier Ministre est envoyée aux préfets pour qu’un contact immédiat soit fait avec les collectivités concernant l’équipement en capteurs CO2 des établissements scolaires.

Les réunions devraient être, sauf exception, en distanciel (des consignes seront données).

Les modalités de sortie des élèves seront précisées (des consignes seront données).

Mise à jour prochaine de la FàQ.

 

L’avis du SNALC

Le SNALC exige que le passage d’un niveau de protocole à un autre soit appuyé sur des indicateurs scientifiques transparents et rendus publics. Comment expliquer aujourd’hui que l’on prétende rester au niveau 2 dans le second degré alors que de nombreux départements ont des taux d’incidence supérieurs à 1000, voire à 2000 pour Paris ?

Le SNALC s’inquiète du fait que l’action gouvernementale sur l’École s’éloigne de plus en plus des préconisations des autorités scientifiques officielles, pour s’appuyer uniquement sur la société française de pédiatrie, dont les compétences en épidémiologie sont par nature limitées. Le SNALC rappelle que la présidente de cette organisation déclarait le mois dernier dans un grand média régional que les enfants de moins de 12 ans sont « non-contagieux »[1] et qu’elle affirme, par écrit, que « certains syndicats enseignants » sont « contre l’ouverture des écoles », ce qui est un pur mensonge. Le SNALC a signé de nombreuses tribunes et communiqués visant au contraire à maintenir les écoles ouvertes, ce qui nécessite de prendre des mesures sérieuses et d’investir.

Le SNALC demande de rappeler qu’un enseignant ne peut cumuler distanciel et présentiel.

 

LA VACCINATION – LES PERSONNELS

Dose de rappel : aucune indication pour l’instant pour les 12/17 ans.

Couverture vaccinale forte chez les personnels et les élèves.

1 million de masques transparents ont été envoyés pour la maternelle.

L’avis du SNALC

Le SNALC exige la mise à disposition gratuite et immédiate de masques protecteurs pour les personnels, et donc la fin de la fourniture de masques tissu. Il rappelle que les professeurs des écoles, AESH, ATSEM… exerçant en maternelle sont au contact d’enfants non masqués, ce qui justifie de leur proposer des masques FFP2.

Le SNALC demande la mise à disposition gratuite et immédiate d’autotests pour tous les personnels, dans des proportions permettant à chacun d’en réaliser 2 par semaine.

Le SNALC fait le constat qu’il n’y a clairement pas de vivier de remplaçants dans le premier comme dans le second degré qui permettrait de pallier les contaminations et les cas contacts chez les personnels (et les élèves) dans la période à venir. Si la situation correspond aux prévisions du Conseil Scientifique, ce sera peut-être « école ouverte », mais avec « classes fermées ».

Le SNALC rappelle qu’il n’est pas demandeur d’un pass sanitaire/vaccinal à l’École, qui n’aurait clairement aucun intérêt dans la gestion de l’épidémie, l’immense majorité des contacts à l’École étant des contacts élève/élève.

Le SNALC demande la suppression du jour de carence pour les collègues arrêtés suite aux effets secondaires du vaccin.

Le SNALC demande aussi que l’Etat reprenne en main la généralisation des capteurs plutôt que d’assister à un ping-pong Etat-collectivités.

 

LA POLITIQUE DE TESTS – LE DÉPISTAGE

Une campagne de communication sur le dépistage est prévue dès janvier. Le ministère souhaite renforcer le dépistage dans les écoles.

Plusieurs avis ont été sollicités auprès du Comité scientifique et du Conseil de santé publique, concernant le dépistage, l’isolement et la définition de “cas contact” (réponses en fin de semaine).

 

L’avis du SNALC

Le SNALC rappelle que l’expérimentation sur le dépistage « réactif » en primaire, menée dans 10 départements, a eu des résultats globalement négatifs en période de + forte circulation du virus. C’est pourtant ce système qui a été généralisé. Il ne tiendra pas dans les conditions actuelles de circulation du virus. De même, le « contact-tracing » dans le second degré paraît impossible à réaliser avec les taux d’incidence actuels. Le SNALC demande les retours d’expérience sur le « dépistage itératif » (ensemble des élèves testés toutes les semaines), et rappelle qu’on n’a toujours aucune communication d’envergure sur l’importance des tests chez les élèves.

Pour toutes ces raisons, le SNALC soutient le travail intersyndical visant à permettre à chaque personnel de pouvoir déjà se protéger lui-même et protéger ses proches, y compris par le dépôt de préavis de grève.




La Quinzaine Universitaire N°1459 est en ligne

La Quinzaine Universitaire N°1459 est en ligne

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Le sommaire

ÉDITO : L’autorité dysfonctionnelle

À l’heure où j’écris cet éditorial, un amendement du gouvernement à la loi de décentralisation prévoit de placer les adjoints gestionnaires sous « l’autorité fonctionnelle » des collectivités territoriales. C’est une proposition qui va à l’encontre même d’un accord signé par le ministre avec plusieurs organisations représentatives — dont le SNALC.

Cette « autorité fonctionnelle» a décidément le vent en poupe. Déjà convoquée dans la loi Rilhac sur la direction d’école, elle est aussi la notion qui permet au directeur du CNED de prendre des sanctions de premier groupe sur les agents. Pas besoin d’être un supérieur hiérarchique pour surveiller et punir. [Lire la suite]

DOSSIER DU MOIS : L’ÉDUCATION PRIORITAIRE

  • L’éducation prioritaire cherche ses priorités.
  • L’éducation prioritaire : une série à suivre sur Educflix !
  • Et la voie professionnelle ?
  • Éducation prioritaire et carrière : pour quels avantages ?
  • Primes REP et REP+ aux AED et AESH : un refus insensé
  • Services sociaux : indispensables !
  • CLA : le démantèlement de l’éducation prioritaire ?
  • CLA : l’exemple de Lille
  • À Marseille, l’éducation autoritaire
  • Éducation prioritaire, pédagogie particulière ?

CONDITIONS DE TRAVAIL

9 – Comprendre le lexique institutionnel : un programme de longue …à l’EN
9 – Protection sociale complémentaire : quelques précisions

SYSTÈME ÉDUCATIF

10 – Contrôle continu : le bouleversement de la communauté éducative
10 – Tartuffe sait gérer l’inclusion grâce à la pédagogie
11 – 40 ans d’EPS à l’EN : un bilan très mitigé
11 – Bis repetita placent : quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando ?

LES PERSONNELS

12 – Heures supplémentaires pour les AED : que de la com !
12 – Ne l’oubliez pas
13 – Adjoints gestionnaires : le coup de Trafalgar se confirme
13 – Médecins scolaires : l’Assemblée vote le transfert aux départements
13 – Personnels sociaux : quelques signaux, mais nous voulons du concret

 

 




DÉRÉGULATION DES PFMP : LE MINISTERE POURSUIT SES ATTAQUES CONTRE LES PROFESSEURS DE LYCÉE PROFESSIONNEL

DÉRÉGULATION DES PFMP :

LE MINISTERE POURSUIT SES ATTAQUES CONTRE LES PROFESSEURS DE LYCÉE PROFESSIONNEL

S’appuyant sur un rapport de l’inspection générale et bien qu’il s’en défende, le ministère porte le projet de déréguler complètement les périodes de formation en milieu professionnel (PFMP) au mépris de nos statuts, des textes législatifs et réglementaires existants et de nos conditions de travail.

Ce rapport publié en mars 2021 est une attaque frontale contre les PLP et plus précisément contre les PLP d’enseignement général qu’il s’agirait de « contraindre dans une nouvelle circulaire » à suivre les élèves en PFMP, laissant entendre à longueur de pages que les personnels ne sont investis ni dans la préparation, ni dans le suivi, ni dans l’exploitation pédagogique de ces dernières. L’inspection générale préconise de remplacer les conventions existantes par un contrat dont les contenus seraient définis selon les besoins des entreprises. Si nous dénonçons déjà la place laissée aux organisations patronales dans le pilotage des politiques éducatives, ici un nouveau pas serait franchi : les entreprises imposeraient les contenus pédagogiques aux enseignantes et enseignants, puis délivreraient à la fin des PFMP, une attestation de« réussite » aux élèves ! Ce rapport, pourtant élaboré par des fonctionnaires, préconise aussi de contrevenir au code du travail notamment en aménageant la réglementation concernant les travaux dangereux et les horaires de nuit pour les mineurs.

Sans doute inspiré aussi par l’épisode sanitaire, le ministère a proposé plusieurs pistes : mettre en place des départs différés, filés ou chevauchés, donner la possibilité aux élèves d’effectuer leur PFMP sur une ou deux journées par semaine, ou encore de les accomplir sur les périodes de vacances scolaires dans certains cas. Par ailleurs, il remet en cause le découpage en séquence des stages. Ces dérégulations sont une attaque sur notre statut et serviraient de Cheval de Troie à l’annualisation des services des PLP.

Nos organisations CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNALC, SUD Éducation et CNT s’opposent avec force à ce rapport à charge contre les PLP et à ces propositions. Elles rappellent que le ministère serait mieux inspiré de créer des postes de directeur délégué aux formations (DDF) et d’assistant technique aux DDF qui manquent cruellement dans les LP, notamment dans ceux des filières tertiaires. Elles redisent qu’il serait temps que des personnels dédiés s’impliquent dans les pôles de stage académiques qui restent des coquilles vides et que des indications fermes soient données aux entreprises sur leurs devoirs de formation et de non- discrimination.

Nos organisations alertent donc l’ensemble des personnels des lycées professionnels sur ces nouvelles attaques. Si les projets évoqués devaient se concrétiser, nos organisations prendront leurs responsabilités et appelleront les PLP à des actions fortes sur l’ensemble du territoire pour défendre notre statut et nos conditions de travail.

 

Paris, le 10 décembre 2021




Enseigner est-il devenu un métier dangereux ?




25 novembre : point sur la situation sanitaire

Compte rendu de réunion au ministère

POINT SUR LA SITUATION SANITAIRE

Réunion du 25 novembre 2021 au ministère

Compte rendu du SNALC publié le 25 novembre 2021
Par Jean-Rémi GIRARD, président du SNALC

En présence du directeur de cabinet, de la secrétaire générale et de la conseillère sociale.

De façon générale, le SNALC indique qu’il est très difficile de comprendre (aussi bien pour les collègues que pour le reste de la population) qu’en situation d’augmentation rapide de l’épidémie, la seule mesure prise est un protocole de test moins strict que le précédent au primaire, quand bien même il est validé par les autorités sanitaires.

LE PROTOCOLE

Reprise de l’épidémie, et augmentation forte des indicateurs (positivité, incidence), même si les indicateurs hospitaliers augmentent moins.
Accélération des fermetures de classe : près de 8000 classes fermées hier.
Sur les capteurs de CO2, consigne a été passée aux académies pour travailler avec les collectivités. Des factures arrivent, donc c’est que ça doit avancer. Un bilan de l’opération sera fait.
À ce stade, il n’y aura pas d’annonce de changement de protocole : on reste au niveau 2 en métropole.
En cas de changement de protocole, un délai d’organisation suffisant sera laissé. Les indicateurs sont appréciés par les autorités de santé, et seront alors transparents si un changement de niveau est envisagé.

L’avis du SNALC
Le SNALC rappelle le manque d’investissement matériel et humain dans l’Éducation nationale depuis le début de la pandémie, ce qui fait que nous n’avons pu trouver des modalités d’organisations meilleures que celle de l’an dernier en cas de reprise forte. C’est probablement une raison qui rend le gouvernement frileux à l’idée d’augmenter le niveau de protocole, car à partir du niveau orange, le fonctionnement des lycées sera modifié, et accessoirement cela peut remettre en cause les épreuves du bac. Même chose au primaire, où l’on sait qu’une fermeture de classe entraîne des conséquences sur les familles, car on n’a pas de solution de substitution valable (pour le SNALC, répartir les élèves dans les autres classes n’est pas du tout une solution valable).
En termes de matériel (capteurs, purificateurs), on demeure encore sous-dotés dans les écoles, collèges et lycées. Auriez-vous des chiffres (même approximatifs) sur le nombre de capteurs commandés par rapport au nombre d’écoles/collèges/lycées ?
Sur les chiffres de fermeture de classes, le SNALC rappelle qu’on ne peut comparer les chiffres à ceux de l’an dernier, car l’an dernier, on fermait aussi les classes en collège et en lycée, ce qui n’est plus le cas cette année. Donc les chiffres actuels sont techniquement plus élevés que les chiffres de l’an dernier au plus fort de la deuxième vague.
Le SNALC rappelle qu’il y a 15 jours, il avait signalé qu’en cas de reprise de l’épidémie, il était important d’anticiper sur les niveaux d’indicateurs qui justifieraient de passer au niveau orange, afin de ne pas se retrouver à le découvrir juste avant la mise en place de la mesure. Cette demande est toujours d’actualité.
En cas de passage éventuel au niveau orange, il faut IMPÉRATIVEMENT un cadrage national fondé sur des indicateurs scientifiques, pour ne pas se retrouver dans la situation de l’an dernier (où ce n’étaient pas les conditions sanitaires qui entraînaient la mise en place d’effectifs réduits en lycée, mais souvent le fait que l’établissement était public ou privé). Les personnels des lycées ne sont pas des épidémiologistes.
Enfin, le SNALC aimerait que l’on entame une réflexion à plus long terme sur la capacité à enlever un jour le masque dans les salles de classe, les vies scolaires, etc. (pour les élèves comme pour les personnels). Quelles autres mesures seraient nécessaires pour permettre cela? Peut-on demander aux autorités sanitaires d’entamer une réflexion sur ce point ? En effet, la résilience des personnels comme des élèves a ses limites, et il est nécessaire de proposer une perspective positive.
Sur les gestes barrière, le SNALC constate une lassitude chez les élèves sur le port du masque, surtout hors des salles de classe.

LA VACCINATION – LES PERSONNELS

77% d’élèves primo-vaccinés (davantage de lycéens que de collégiens), et 75% de schémas vaccinaux complets. Pour les personnels, on doit être aujourd’hui autour de 95%.
Une communication sera faite auprès des personnels pour indiquer que des autotests sont à disposition.
Les masques transparents (dits « inclusifs ») sont en cours de déploiement (notamment professeurs en maternelle et CP). La moitié des académies doivent avoir reçu aujourd’hui les masques, et l’opération se poursuit jusqu’à la mi-décembre.

L’avis du SNALC
Le SNALC interroge sur une éventuelle priorité pour la dose de rappel concernant les personnels de l’Éducation nationale volontaires (même si on semble se diriger vers une ouverture en population générale, d’après les dernières rumeurs).
Le SNALC continue de demander des masques chirurgicaux pour les personnels, ainsi que la mise à disposition d’autotests.
Le SNALC constate une lassitude, voire une fatigue réelle chez de nombreux personnels (enseignants, CPE et AED, direction d’école notamment).

LA POLITIQUE DE TESTS – LE DÉPISTAGE

Sur le déploiement des tests salivaires en primaire, on reste sur 50% d’adhésion des parents, et on n’a jamais été au-dessus de 200 000 tests par semaine.
Sur l’expérimentation du « dépistage réactif » dans 10 départements, l’objectif était d’avoir moins de fermetures de classes et une sécurité sanitaire maintenue. Sur un peu plus de 700 cas confirmés, on a évité 400 fermetures de classes. Quand les tests sont faits à J+0, taux de positivité comparable à la population générale, et + faible à J+7. Mais la limite est la capacité des laboratoires à intervenir pour prélever et à rendre des résultats très vite. Dans de nombreux cas, les laboratoires n’ont pas suivi. On va donc ouvrir aux parents la possibilité d’aller faire tester eux-mêmes leur enfant, et présenter ainsi le résultat du test. Donc il faut être clair sur le fait qu’il y aura toujours des classes fermées.
Sur la politique de tests itérative (tests systématiques avec 50% d’adhésion au moins), les expériences en la matière vont commencer plus tard. L’avis du Conseil scientifique et celui du Haut Conseil de santé publique divergent sur cette question.
Davantage d’autotests seront mis à disposition des élèves de sixième (pour réalisation à la maison, sous contrôle des familles).
Le recours aux médiateurs est toujours possible, même si l’on a parfois des difficultés de recrutement.

L’avis du SNALC
Sur le « dépistage réactif », nos remontées (certes partielles) font plutôt état du fait qu’il n’était pas toujours possible d’assurer les tests prévus en temps et en heure. La mise en place de la possibilité pour les parents de faire faire eux-mêmes les tests risque d’entraîner une surcharge de travail au niveau de la direction d’école, et une augmentation des tensions avec certaines familles.
Il est très difficile de comprendre (aussi bien pour les collègues que pour le reste de la population) qu’alors que l’épidémie s’intensifie très vite, la seule mesure prise est un protocole de test moins strict que le précédent.
Le SNALC rappelle (sans prendre de position scientifique, car ce n’est pas notre rôle) que le Conseil scientifique préconise un dépistage réactif dans le SECOND degré (où actuellement on essaie de faire du « contact tracing »). Dans le PREMIER degré, il recommande des tests hebdomadaires systématiques pour tous les élèves (politique de tests itérative), avec un effort important de communication envers les familles, qui n’a toujours pas eu lieu.
Le SNALC rappelle aussi que nous n’avons toujours pas atteint l’objectif des 600 000 tests proposés en primaire.

 



La Quinzaine Universitaire N°1458 est en ligne

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Le sommaire

ÉDITO : Longue et pénible

Je parle bien sûr de la campagne électorale qui est déjà en marche.

Le SNALC est un syndicat professionnel, et il en est fier. En tant que tel, il ne prend pas de positions ou de postures politiciennes ; il n’est pas « récupérable » ; il n’est dans aucun camp sinon celui des personnels. Il fait ses analyses en toute indépendance, s’appuyant sur les retours des agents, qui sont les mieux placés pour connaître ce qu’ils vivent. Enfin, il estime que les personnels sont suffisamment grands pour faire leur choix eux-mêmes, et qu’ils n’ont pas besoin d’un directeur de conscience pour savoir quel bulletin glisser ou ne pas glisser dans l’urne.  [Lire la suite]

 

DOSSIER DU MOIS : GESTION DE CLASSE, CONFLITS, AUTORITÉ

  • Une dignité et une sérénité souvent mises à mal ?
  • Agression de Combs-La-Ville : une gestion «médiatisée» des conflits
  • Gestion de classe : une question individuelle et professionnelle
  • Les situations conflictuelles dans le premier degré
  • Conflits et risques psychosociaux : attention danger !

 

CONDITIONS DE TRAVAIL

7 – «Toujours plus, toujours mieux » : ne tombez pas dans le piège !
7 – Participation mutuelle à compter de janvier 2022

 

LES PERSONNELS

8 – Catégorie C : retour sur les étapes d’une revalorisation nécessaire
8 – Où l’on prouve la perte de pouvoir d’achat
8 – Ne l’oubliez pas
9 – Esprit d’équipe et dialogue de sourds
9 – Carrière des PE : quand les médiateurs aussi tirent la sonnette d’alarme…

 

SYSTÈME ÉDUCATIF

10 – Projet d’évaluation : what the FÀQ?
11 – Auto-évaluation : piège à…
11 – Contrôle continu : les dégâts du projet d’évaluation en lycée
12 – Faisons confiance aux professeurs !
12 – Les élèves réussissent dans l’agitation
13 – 40 ans d’EPS à l’EN : un bilan très mitigé
13 – Note de lecture : « École ouverte » de Jean-Michel Blanquer




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dossier spécial, contacts et conseils