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CONTRACTUELS ENSEIGNANTS, CPE, PSY EN : DES NON RENOUVELLEMENTS À FOISON

Alerté par de nombreux adhérents et sympathisants, le SNALC condamne le non renouvellement de milliers de contractuels enseignants, CPE, Psy EN en CDD sur des contrats à l’année, à la rentrée de septembre 2021.

Si 673 contractuels en CDD (dont 240 en mathématiques) ont été informés par le rectorat de Versailles qu’ils ne seraient pas renouvelés sur des affectations à l’année, ils sont plus de 2300 à connaître le même sort dans l’académie de Créteil !

Par ailleurs, on notera que beaucoup de ces contractuels non renouvelés étaient, compte tenu de leur ancienneté de service proche des 6 années, sur le point d’obtenir un CDI.

Immédiatement contactés par le SNALC, les rectorats de ces deux académies évoquent une baisse des besoins d’enseignants pour différents motifs : les réformes de la voie générale et technologique et de la voie professionnelle, l’introduction de l’alternance pour la préparation des concours d’enseignants, l’augmentation du nombre de postes de titulaires et de stagiaires…

Or, les contractuels de Versailles et Créteil ne seront pas les seuls touchés par les affres et l’ignominie d’une précarité institutionnalisée par une administration aussi inhumaine que profiteuse.

Par conséquent, ce matin en Comité Technique Ministériel, le président national du SNALC, Jean-Rémi GIRARD, a alerté le ministère sur ces non renouvellements, et le DGRH s’est engagé à regarder ce qui se passe sur les contractuels.

Certes, les contractuels en CDD ne disposent pas d’un droit au renouvellement de leur contrat, et par conséquent cette décision n’a rien d’illégal. Toutefois, notre ministère ne peut pas traiter ainsi ces personnels dont les missions et compétences sont indispensables au fonctionnement de notre école. La pandémie qui sévit depuis plus de 18 mois n’a d’ailleurs pas manqué de nous rappeler leur rôle crucial dans la continuité du service public d’enseignement.

Puisque notre institution fait de la bienveillance et de la reconnaissance son cheval de bataille, le SNALC demande qu’elle commence par l’appliquer à ses contractuels enseignants, CPE, Psy EN en les renouvelant tous à la rentrée, au lieu de les traiter comme de vulgaires kleenex !

Contacts :

Philippe Frey, vice-président national du SNALC contractuels@snalc.fr   06 19 08 00 81

Danielle Arnaud, secrétaire nationale chargée des contractuels contractuels@snalc.fr   06 75 35 21 10




Recours pour les stagiaires nouvellement affectés

Les stagiaires nouvellement affectés dans une académie souhaitant faire un recours peuvent le faire en suivant le lien dans le message les informant de leur affectation.
 
Voici ce lien si nécessaire : 
 
 
Le délai est de 2 mois à la date de réception de l’affectation.
 
Il n’est pas possible de demander à être suivi par une organisation syndicale.
En revanche, le snalc peut vous accompagner dans cette démarche. 
 
Guillaume LEFEVRE
Président SNALC Réunion/Mayotte
Secrétaire National à l’Enseignement Professionnel 
0692611646



Les ministères de l’Éducation et du Travail mènent des attaques brutales contre les lycées professionnels

« Le financement public de l’apprentissage, qui participe à l’abaissement du « coût du travail », est attribué massivement aux entreprises sans aucune contrepartie. »

Des attaques multiples et brutales

L’enseignement professionnel initial public est la cible d’attaques récurrentes depuis de nombreuses années. Certain·es le considèrent trop coûteux, quand d’autres le prétendent éloigné des besoins des entreprises -voire pire, le discréditent en le qualifiant de “pourvoyeur de chômeurs et chômeuses”. Alors que l’apprentissage est plébiscité dans les médias et présenté comme LE modèle d’excellence

Lire la suite sur le site 

 




Contingents Hors classe 2021

Contingents hc.

Certifiés 194
PLP 76
PEPS 30
Cpe 10
Psyen 6




Mouvement national à gestion déconcentrée des personnels enseignants, d’éducation, d’orientation et psychologues de l’éducation nationale du second degré – phase intra-académique – rentrée 2021. Préférences des TZR

La présente circulaire a pour objet de préciser les modalités de formulation des préférences TZR des personnels enseignants du second degré, d’éducation et des psychologues de l’éducation nationale pour la rentrée scolaire 2021, en application des textes mentionnés en référence.

Les agents concernés sont

  • uniquement les agents titulaires d’une zone de remplacement (ZR) dans l’académie qui souhaitent changer d’établissement de rattachement, (pas de demande à faire si vous souhaitez conserver votre établissement de rattachement)
  • et les agents nommés sur une ZR lors du mouvement intra 2021.

Lire la suite en téléchargeant les documents ci joints 




Interview de Pierre Lepori délégué pour les référents AESH pour le Snalc




MANIFESTATION DES AESH ET DELEGATION DU 3 JUIN 2021

PRESENT A LA REUNION : Secrétaire Général Académique : Francis FONDERFLICK, Cheffe de la Division de la DEPAP3 : Geneviève DALLEAU, Conseiller Technique Académique de la rectrice, 6 AESH, un Professeur des écoles de Saint-André, « secrétaire de séance ».

 PRESENTATION

LA REALITE DU TERRAIN DES AESH PRESENT(E)S

  • Elèves ULIS non accompagné en inclusion car il y a un manque de besoin 
  • Oubli de l’humain on est des quotas horaires
  • Pas de retour du PIAL concernant les démarches des AESH
  • Charge exigeante en défaveur de la qualité des accompagnements
  • Mauvaise communication, pas d’information en amont
  • Les AESH ne connaissent pas les AESH Référents (réponse à une demande : « il faut envoyer un courrier au rectorat pour savoir qui est votre AESH référent »)
  • Aucun changement d’indice n’a été effectué pour certain.e.s AESH
  • Différence de gestion et d’organisation, on travaille dans l’urgence

REPONSE du rectorat

  • NON à l’Abandon du PIAL
  • Pénurie de moyen
  • Formation de 12 AESH en LSF pour pallier à des demandes spécifiques
  • 8 AESH référent ont été recrutés
  • 4000 postes à venir sur le territoire dont 1.6% pour la réunion, néanmoins avant de pouvoir recruter la priorité sera d’augmenter la quotité horaire des AESH en poste
  • Le métier d’AESH est un vrai métier de professionnel, les AESH
  • Les changements d’indices sont effectués par la DRFIP, qui a eu un bug informatique, le changement et la régularisation sera rétroactive d’ici à 2 mois
  • Le bilan est le suivant, on fera un effort sur la communication et la gestion des informations
  • Pour pouvoir augmenter les quotités horaires il faut que quelqu’un démissionne et à ce moment là les heures seront redistribuées aux AESH déjà en poste
  • La gestion des PIAL par des chef.fe.s d’établissements est ainsi car ils/elles ne sont pas formé.e.s et cela représente une charge supplémentaire pour eux

 

Le SNALC demande :

  • Une meilleure gestion des PIAL sur la procédure des redéploiements dans les établissements du PIAL en anticipant ce qui se passe sur le terrain (concertation de l’équipe des AESH au sujet de leurs mobilités dans le PIAL en tenant compte de leurs contraintes personnels et géographiques), et ne pas systématiquement modifier les plages horaires des EDT pour permettre aux AESH un cumul d’activité
  • Des informations plus claires sur les changements de fonctionnement
  • Une réelle gestion des ressources humaines pour les AESH en difficulté
  • La liste des AESH référents en poste dans l’académie

K/BIDI ELODIE pour le SNALC

 




TOUT ÇA À CAUSE DU MINISTRE ET DU VIRUS

Nous le savons tous aujourd’hui, le dessein initial de la formation professionnelle qui permettait insertion, qualification et reconnaissance sociale doit disparaître.

Cette formation scolaire publique assurée par des PLP reconnus par l’institution, structurée et institutionnelle coûte cher mais aussi dérange les branches professionnelles.

Là est le point de départ du dépeçage de la Voie Pro.

Commencée par le bac pro 3 ans et la suppression des BEP, la destructuration a été savamment orchestrée par le ministre avec sa réforme de la Transformation de la Voie Pro en 2019.

La dévalorisation de la formation avec les dispositifs de la TVP déprofessionnalise et détériore en profondeur les conditions de travail en LP.

Avant même la fin de l’application de la réforme sur les 3 niveaux, on constate les désastreux effets sur la qualité de l’enseignement, le management déshumanisé et les résultats fameux plus destructeurs qu’espérés.

Le SNALC avait annoncé dés 2019 ce que nous réserverait la co-intervention et le chef d’œuvre qui ne sont que des alibis pour justifier les suppressions des heures postes ainsi que la généralisation de l’enseignement théorique en LP. Le travail en équipe et en amont ne peut être profitable que s il est volontaire comme en SEGPA. Encore faut il qu’il soit rémunéré ? 

Cette fin annoncée de l’enseignement pro, dénué de savoir-faire, a été accélérée par le concours de la crise sanitaire et le confinement. La continuité pédagogique à distance, le décrochage scolaire ont intensifié la déqualification des diplômes tant désirée par la Degesco. Il faut bien privilégier l’apprentissage et les branches professionnelles qui passent à la caisse et attendent un retour sur investissement.

Le Coronavirus a été un allié dans cette recherche de dénaturer les LP avec les UFA mais surtout pour s’en prendre plus fortement aux PLP. Le rêve des hiérarchies intermédiaires de ne plus laisser les PLP libres de leur pédagogie et des répartitions de services atteint son paroxysme cette année; Réformes de la TVP et de l’auto évaluation des EPLE dans un contexte de pédagogie imposée à distance sont une occasion inespérée pour imposer leur désir de pouvoir absolu.

Dans ce contexte, en plus de baisser l’effectif de ces enseignants extraordinaires, le statut des PLP est en grand danger avec le projet d’annualisation du temps de travail et le suivi des PFMP mis sur le devant de la scène avec les seuils minimum de semaines de stage non atteints à cause de la fermeture des lieux de stages. On a touché le fond avec la proposition des stages de vacances pour valider les PFMP.

Enfin l’annonce spontanée et insensée des non aménagements des examens de fin d’année traduit le mépris du ministre envers la voie pro. Comment un ministre peut il nous mettre dans cette situation surréaliste?

Finalement le coronavirus aura montré les limites de la TVP qui n’a plus raison de perdurer.

Mais l’association  Blanquer et Coronavirus aura porté un grand préjudice aux LP et aux PLP. 

Le SNALC dénonce, une nouvelle fois cette volonté de nuire et de détruire la formation professionnelle scolaire publique. Monsieur le Ministre, vous êtes le responsable de ce chaos. Aurez vous un jour l’honnêteté de le reconnaître et d’en assumer les fautes? 

Guillaume Lefèvre

Secrétaire national du SNALC chargé de l’enseignement professionnel

plp@snalc.fr




DECLARATION CAPA DE RECOURS PROMO PLP 18/05/21

Nous ne développerons pas ici, encore, notre opposition au PPCR qui est une négation de la valeur, du mérite et de la conscience professionnelle des PLP.

Comment peut-on se contenter de pouvoir être promu, parcimonieusement, avec un contingent faible de 30% que pour 2 échelons ? Qui plus est selon des items si vastes et libres d’interprétation que l’on peut émettre des avis totalement opposés à la valeur professionnelle réelle du collègue.

La sanction au rdv du 9e en est un exemple flagrant.

Nous ne reviendrons pas non plus sur le marchandage de ce PPCR contre une soi-disant revalorisation cautionnée par certaines confédérations qui aujourd’hui baissent les yeux devant les PLP qui ont compris la trahison. 

Comment peut-on tolérer que tant de PLP n’aient pas eu de visite ou de rdv de carrière et se voient attribuer arbitrairement et de manière générale un avis SATISFAISANT?

L’avancement à l’ancienneté n’est pas une juste récompense pour des PLP aux carrières longues qui s’adaptent sans cesse aux nombreuses réformes calamiteuses de la voie pro dont les objectifs sont la détérioration des conditions de travail et la fin de notre métier ainsi que notre statut au service des branches professionnelles.

Le SNALC espère au moins que l’administration donnera gain de cause aux demandes de révisions d’avis de rdv de carrière aux rares PLP qui ont eu le courage de le faire.

Car en réponse au professionnalisme exemplaire dont font encore preuve les PLP avec cette crise sanitaire et leur adaptation aux ordres contradictoires et aux pratiques d’enseignement à distance surréalistes, nous devons subir le management déshumanisé des hiérarchies intermédiaires. 

Pressions, chantage aux services et aux EDT sont le mode de fonctionnement des directions pour imposer une gestion budgétaire et des conditions d’enseignement de moins en moins acceptables.

Le rdv de carrière est un règlement de compte bien organisé au détriment des PLP.

Après l’on s’étonne et l’on met sous le tapis le mal être des PLP qui ne cesse de se développer.

On nous répond qu’il existe des cellules, des moyens de signalements qui n’aboutissent à rien d’autre que l’oubli de l’enseignant qui reste dans ses difficultés. Nous n’avons jamais eu de bilan de ces actions, voire même on tait les rapports du CHSCTA. Nous attendons toujours une solution salvatrice pour les collègues a Vue Belle. Pour le Lycée Hôtelier, c’est trop tard !  

On nous rétorquera par la suite que ces collègues laissés pour compte sont toujours malades ou absents et sont démolis au rdv de carrière. A quand la reconnaissance du burnout comme maladie professionnelle ?

Dans le document de travail, on récence 4 collègues du 6é et 6 au rdv du 8é qui n’ont pas eu de rdv de carrière.

L’administration applique aveuglement la loi de transformation de la FP et s’ingénie à exclure les OS du dialogue social. La fin du paritarisme est le complice idéal pour aboutir à l’affaiblissement de la défense des personnels, du musellement d’une profession et du développement du mal être au travail.

Le SNALC souhaite mettre en exergue la multiplication de visites dites conseils pour les contractuels dans leur 5e année d’exercice qui ne sont en réalité, à la lecture des rapports, qu’une série de reproches et de critiques qui ne laissent que pour seule issue un avis défavorable à une reconduction de contrat. Il est étonnant de constater cela alors même que le rectorat prend prétexte des contractuels pour limiter le calibrage à l’inter.

Enfin, en tant que Président du SNALC Réunion, je tiens à dénoncer fermement la communication calomnieuse, mensongère et honteuse d’une Confédération qui ne représente que 1.51% des élus aux CA du second degré.

Elle avance des propos inexacts et rapporte un témoignage infondé d’un personnel d’encadrement qui n’était même pas présents lors des faits évoqués. Et ce malgré nos vaines tentatives de le rencontrer. Cette dénonciation instrumentalisée de l’action syndicale sur le terrain traduit bien la faiblesse d’implantation de cette confédération inexistante chez les enseignants. Je comprends que seule la critique du syndicat majoritaire dans les CA des collèges et lycées de l’académie puisse demeurer une raison d’exister.




DECLARATION CEN 26 février 2021 SNALC

Le SNALC se réjouit de la tenue de ce CEN pour échanger avec les collectivités territoriales sur les enjeux de l’Ecole à La Réunion. Nous regrettons cependant les conditions difficiles pour les participants dans le cadre de la visio-conférence.

Si la politique nationale et académique favorise le premier degré dans les dotations pour permettre les dédoublements en zone prioritaire, elle fragilise de plus en plus la structure même du second degré avec des suppressions de postes, -70, qui pénalisent fortement la poursuite d’études de nos élèves dans ces structures.
La réforme du collège et celle du lycée, associées à la loi de l’Ecole dite de la confiance qui prône avant tout l’exemplarité des enseignants comme condition au respect qui leur est dû, permettent d’effectuer ces coupes sombres sans que la profession puisse exprimer librement son désaccord. Le renforcement de l’autonomie des EPLE achève cette entreprise avec la mise en concurrence des disciplines, la philosophie du rendement et la mise au pas des personnels. Ceux ci sont excédés et la crise covid achève de fragiliser une profession déjà fortement ébranlée par les attaques à son autorité.

A La Réunion, la situation est rendue plus complexe avec une démographie scolaire forte, toujours sous tension, des classes à 28 dans les collèges et plus dans les lycées, qui accueillent dans leur majorité plus de 800 élèves. L’encadrement humain y est difficile et les risques psycho-sociaux sont en augmentation. Les AED, si importants dans l’encadrement humain, recrutés trop souvent dans l’opacité la plus totale, sans qu’une commission ne se tienne pour garantir que les critères retenus sont bien en accord avec les objectifs scolaires, souffrent de cette absence totale de prise en compte de leur situation. Leur contrat peut être interrompu au bout d’un an, sans contrôle, et ils sont remerciés après six ans de fidèles services à l’Education Nationale.