Site du SNALC Réunion - P.L.P

Cela fait bien des années que l'on annonce la fin des SEGPA. Le raisonnement par cycles et la généralisation des classes de 6e avaient intensifié cette prédiction. Une année en moins est synonyme à long terme de profondes evolutions qui peuvent amener à la disparition d'une voie de formation. La grande mutation de la Voie Professionnelle depuis 2009 en LP en est un exemple frappant. On est passé de 4 années de formation pro à 2 années (première et terminale bac pro).

La transformation des indemnités en SEGPA en une ISAE en 2016 a contribué aussi à cette croyance de disparition.

La réalité est tout autre, l'intégration des PE en SEGPA pour la continuité ecole-collége, la volonté gouvernementale d'inclusion et l'extension de l'indemnité de professeur principal de 3e segpa laisse à croire que les SEGPA avec les ULIS ont encore un avenir d'existence.

Cependant, on peut s'interroger sur cet avenir ?

Sur le terrain, on constate le mal être des collégues de SEGPA qui doivent faire face à un public de plus en plus en difficultés scolaires, en situation en handicap et qui ne parvient pas à s'adapter aux attentes en inadéquation avec le manque de moyens.

Le projet de réforme de l'éducation prioritaire en Contrats Locaux d'Accompagnement ne rassure pas. La déclassification des REP , qui n'apportaient pas forcément de rééls moyens supplémentaires, transformés en CLA à moyens constants et mutualisés selon des projets n'aidera pas en profondeur les collégues et les élèves. Le SNALC a demandé l'abandon de ce projet et d'inclure les LP dans l'éducation prioritaire existant.

Avec la crise sanitaire, à l'instar des LP, la problématique de la réalisation des stages et du suivi des élèves a concerné bon nombre de collégues. Ils ont dû faire face à de multitudes de situations en fonction du bon vouloir et de l'autorité arbitraire des hiérachies intermédiaires.

Pour rappel, les PLP en SEGPA ont des ORS claires sur le suivi en PFMP (article 31 du décret n°92-1189 du 6 novembre 1992). Il est hors de question d’imposer que les élèves sans stage restent pour certains au collège et que les PLP assurent des cours en plus du suivi de stage. Pire, que les PLP fassent de la présence en établissement pendant que les élèves sont en stage.

De surcroît, le SNALC s’indigne que l’on impose à des PLP, issus d’une discipline de recrutement, de faire de la découverte superficielle de métiers de la même famille. Ce n’est pas ainsi que l’on donnera l’amour du métier ni de développer un projet professionnel pour éviter une orientation à défaut des élèves. La seule solution est créer des postes et d’équiper les ateliers de SEGPA.

Enfin, dans le but inavoué du ministre d’imposer l’inclusion forcée, le CAPPEI est présenté comme une certification obligatoire. Les PLP ne sont pas dupes et n’ont pas à répondre favorablement à ce permis de tuer de la liberté pédagogique. Accepter cette certification est le moyen de transformer les SEGPA en instituts spécialisés avec un public uniquement en situation de handicap. Le mensonge du CAPPEI contre l’indemnité en SEGPA ne doit pas perdurer.

Alors NON, collègues PLP ne laissez pas faire ce massacre de notre métier et de nos statuts déjà bien mis en périls avec la TVP et la réforme de l’apprentissage.

Face aux difficultés au quotidien, beaucoup de collègues optent pour la reconversion professionnelle qui n’est pas chose facile.

Le SNALC, syndicat représentatif, se bat pour sauver le statut des PLP, notre liberté pédagogique et notre condition d’enseignant en SEGPA.

Contactez nous dés le moindre souci.

Le SNALC est disponible et à vos cotés. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Guillaume Lefèvre

Secrétaire national du SNALC chargé de l'enseignement professionnel

Pour en svoir plus 

Résultats des élections au CA dans les 13 LP 2020/21

Cliquer sur l'image pour accéder aux résultats

 Malheureusement, nous sommes réunis pour une dernière CAPA de promotions d'échelons. Nous n'allons pas ici répéter, encore et encore, ce que nous dénonçons depuis un long moment. NON ! Plutôt nous allons vous annoncer ce qu'il adviendra de nos collègues victimes de cette spoliation de leurs droits à l'égalité des chances et de traitements.

Le rideau tombe sur le paritarisme et le dialogue social qui assuraient une garantie de contrôle et de vérification des opérations administratives par nos soins. La loi du 6 août 2019 restaure, 230 ans après, un système où privilèges et arrangements sont les dénouements que nous redoutions. Nous constatons déjà ces pratiques inacceptables avec les premières remontées des TRMD caractérisés par des suppressions de postes de titulaires au profit de BMP promis à des contractuels taillables et corvéables à merci. Ces véritables coups de théâtre en matière de mouvement ne sont que les gestes auxquels nous assistons malgré nos oppositions dans les CA. Par surcroît, les énormes erreurs de barèmes inter que nous avons pu relever, dans différentes académies, ainsi que l'interprétation et la non application des LDG, pourtant largement aux désavantages des collègues, prouvent qu'ils sont déjà frappés par les contradictions de cette réforme de la mobilité. La DGRH ayant déjà avoué ses fautes en recevant le SNALC au ministère, mardi, pour corriger les énormités suite à la non gestion des dossiers inter et éviter de nombreux recours. Nous espérons que le Rectorat de La Réunion suivra l'exemple de la maison mère pour l'intra.

Pour ce qui nous réunit ce jour, le PPCR mis en place en 2017 avec la collaboration de certaines OS a déjà beaucoup limité notre action salvatrice pour la majorité des collègues.

Le SNALC se félicite des révisions d'avis de rdv de carrière obtenus pour les plp conseillés et défendus par nos soins. 
Le principe de la valeur professionnelle , que le SNALC préconise, a été retenu et non pas celui de l'ancienneté pour la révision des avis. 

 Malheureusement, nous sommes réunis pour une dernière CAPA de révision de contestation d'avis de rdv de carrière. En effet, la réforme du 6 août 2019 de la Fonction publique met fin au paritarisme et supprime la possibilité aux collègues d'être défendus de manière légale et équitable.

Le SNALC déplore cette mascarade de dialogue social, cher au ministre, qui n'est qu'un monologue ne laissant aucune place à nos propositions humaines et constructives. Au sujet des différentes réformes que subissent les PLP (retraites, voie professionnelle) le SNALC, syndicat représentatif, n'a de cesse dans les différentes instances, de défendre leurs intérêts en terme de revalorisation sans contrepartie et de rapporter les incohérences des dispositifs d'innovations pédagogiques.

Le nouveau bac AGORA à la rentrée 2020, la réduction de 50 % des effectifs élèves, à l’horizon 2022, illustrent parfaitement le délire managérial de nos instances dirigeantes, leur incapacité à reconnaître leurs erreurs. Les PLP et les élèves de la voie pro en sont malheureusement victimes.

Le bac AGORA ou le Bac pro secrétariat réinventé.
Le futur bac AGORA réintroduit l’enseignement de la comptabilité et supprime le pôle projet. Ceci répond aux attentes des professionnels et des enseignants. Le SNALC s’en réjouit. Avec ce toilettage, les compétences professionnelles de ce bac ressemblent à celles du bac pro secrétariat. Cependant, un point essentiel est absent. La demande du SNALC d’une épreuve certificative propre à la maîtrise de la langue française n’a pas été retenue. Serait-ce trop demander d’un bachelier, dont le coeur de métier est la communication, qu’il maîtrise la langue française écrite et orale ou l’« Expression française adaptée aux relations administratives » comme précisé par un amendement de dernière minute de l’administration ? Ce n’est pas le point de vue des entreprises qui, agacées par une cohorte de bacheliers trop souvent illettrés ou innuméristes, font faire une dictée aux candidats ou vérifient la maîtrise des tables de multiplication comme premiers tests d’embauche.

Malheureusement pour les ex PLP secrétariat comptabilité futurs ex PLP GA, le mot «projet» n’a disparu que du référentiel bac pro Agora.

Les collègues déjà épuisés par l’absurdité du bac pro GA et lassés de ne pas avoir été entendus doivent, à présent, faire face au verbiage de leur hiérarchie académique qui leur présente la reconversion forcée induite par la réduction du flux d’élèves comme un projet personnel de mobilité de carrière, à réaliser sur leur temps personnel. Ce qui fait écho au «protocole» national qui comme l’a dénoncé le SNALC n’est qu’un recueil des dispositions réglementaires existantes pour une mobilité professionnelle choisie. En outre, se profile de nouveau le spectre des régions académiques et l’enseignant du 21ème siècle…

Pour la gestion des personnels comme pour la pédagogie, le SNALC revendique un retour à l’essentiel.

Assez de comités de pilotage, de chefs de projet mais une reconversion financée par notre employeur, comme c’est le cas dans le privé, par le biais de décharge de cours. Assez de pédagogie de projet, de projet d’orientation mais un enseignement solide des savoirs fondamentaux et une certification sincère des acquis des élèves.■
 


Mise en place à la rentrée 2019, la réforme du lycée professionnel de Jean-Michel Blanquer est largement contestée sur le terrain. Pour les risques "psycho-sociaux" qu’elle ferait courir aux professeurs comme pour la détérioration qu'ils dénoncent de la formation donnée aux élèves.



Transmettre des « compétences de pointe », créer « un tremplin vers une insertion immédiate », répondre aux « défis de l’économie et de la société »… Bref, atteindre « l’excellence ». Avec la réforme du lycée professionnel, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, entendait rénover en profondeur une voie longtemps laissée pour compte avec, au programme, une « meilleure articulation entre enseignements professionnels et enseignements généraux », la mise sur pied d’une « offre adaptée à la réalité économique », via un regroupement en classe de seconde des formations en « familles de métiers » pour une « spécialisation plus progressive » et enfin, une « consolidation des savoir-faire et savoir-être tout au long de la formation » (...)

 

Lire la suite sur le site de Marianne  

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