Site du SNALC Réunion - Espace P.EPS
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La décision prise par le gouvernement de suspendre les cours d’EPS en intérieur sur tout le territoire à partir du 18 janvier frappe de stupeur les enseignants.


Pour le SNALC, il s’agit d’une décision difficile à l’égard d'une profession déjà épuisée par des efforts d’adaptation successifs, très différents selon les périodes, qui les amènent à réinventer chaque jour leur métier : en distanciel par des supports informatiques pour mobiliser les élèves puis en présentiel en remaniant les activités, les contenus pour respecter les règles de brassage et de distanciation.


Pour le SNALC, cette obligation d’enseignement en extérieur va engendrer d’importants problèmes, d'autant plus que le ministère n'a pas travaillé à l'anticiper avec la profession. Des solutions d’allègement des effectifs, des pratiques peu intenses, avec masques et au chaud auraient pu être envisagées.


Des établissements ne possèdent pas d’installations de plein air, notamment ceux de centre-ville. Par ailleurs les stades, plateaux et autres espaces ouverts, quand ils existent, ne seront pas suffisants pour accueillir en même temps toutes les classes partageant les mêmes créneaux horaires. La situation est encore plus critique quand primaire et secondaire partagent les mêmes installations.


D’autre part nous sommes en pleine période hivernale. Le froid, la pluie, le gel, les surfaces glissantes, détrempées, peuvent être de sérieuses contre-indications à la pratique.
Enfin, s’il est sain de chercher à maintenir l’activité physique des élèves, il faut aussi penser à la très forte démotivation, contraire aux finalités de la discipline, que la répétition d’activités identiques, très réduites, dans de telles conditions, va engendrer.


Le SNALC alerte sur ces difficultés et les risques d’une stricte application de cette directive. Puisque l’EPS doit s’effectuer en extérieur elle ne peut pas non plus se pratiquer dans n’importe quelles conditions. Ces conditions devront être appréciées avec bon sens par tout à chacun et bienveillance à l’égard des enseignants et des élèves. Le SNALC soutiendra tous les collègues qui pourraient se retrouver confrontés à des situations difficiles, impossibles ou dangereuses. L’institution doit aussi assumer ce choix qui relève de son entière responsabilité et proposer des solutions adaptées.


Paris, le 15 janvier 2021


Contact : Laurent BONNIN, secrétaire national du SNALC chargé de l’EPS, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

«Cette rentrée des classes s’est passée dans la joie» (JM. Blanquer).

Non monsieur le ministre ! Les enseignants ne sont pas joyeux de retrouver des élèves masqués à peine identifiables, de s’égosiller et de s’étouffer derrière un masque à longueur de journée; d’avoir attendu la veille de la rentrée pour décoder des consignes sanitaires bien trop tardives, souvent ambiguës voire abracadabrantes; sans parler des contraintes sanitaires, matérielles, organisationnelles qui déstructurent et pèsent considérablement sur leurs enseignements; sans évoquer non plus la calamiteuse réforme des programmes, du bac, accentuée par les absences de retour des protocoles d’évaluation dont les écritures sont maintenant devenues locales et incombent aux équipes… et l’inventaire est encore incomplet.

Non, déclarer que la rentrée s’est passée dans la joie, c’est soigner une position politique mais pas les professeurs !


Cette rentrée nous l’assumons, nous pallions les carences et les incohérences de l’administration tout en subissant, sous couvert d’adaptation et d’autonomie, un transfert inacceptable de compétences et de responsabilités de la hiérarchie.


Cette rentrée est donc difficile, compliquée, déjà étouffante. Disons le ! Mais qui l’entend ?

Laurent BONNIN,

secrétaire national EPS
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

La reprise des enseignements en EPS est sanitairement encadrée par deux textes très récents et parfois contradictoires : le protocole sanitaire et les repères spécifiques à l'EPS en contexte COVID parus les 26 et 28 août.

Pour le SNALC la situation est intolérable. En plus de leur diffusion extrêmement tardive, des consignes se contredisent au lieu de se compléter, et placent les équipes en plein dilemme.

Le protocole sanitaire est assez clair. Il impose le port du masque pour tous, partout, en tout temps, dès le collège. L'EPS fait cependant exception à cette règle puisque le protocole précise que « le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’il est incompatible avec l’activité » comme les pratiques sportives. Par contre, « dans ces situations, une attention particulière est apportée à la limitation du brassage et au respect de la distanciation ».
Pour le SNALC la consigne est simple et évidente. La pratique sportive sans masque est possible si la distanciation est établie entre les élèves.

Les repères pour la reprise de l'EPS précisent cette distanciation. Elle devra être « d’au moins deux mètres en cas d’activités sportives ». Mais dans le même temps cette consigne se voit immédiatement brouillée. En effet, la distanciation devra s'opérer « sauf lorsque la nature de la pratique ne le permet pas ». Que suggère une telle formulation ? Les activités de combat en EPS seraient-elles possibles car, par nature, elles requièrent des contacts constants ? Même question pour les sports collectifs, l'acrosport... N’y a-t-il pas contradiction avec le protocole ?
Pour le SNALC, une telle ambiguïté est inadmissible dans un texte de cadrage. La profession est perdue. Chacun y va de sa propre analyse, des débats, des tensions s'installent sur les réseaux, dans les réunions de pré-rentrée, et des propositions divergent au sein des équipes.
Pour le SNALC, avant tout, et conformément au protocole, toute activité réalisée sans masque en EPS doit respecter des distances interindividuelles de deux mètres. De ce fait, et bien que nous le déplorions, de nombreuses APSA devraient se voir exclues des programmations.

C’est semble-t-il le cas des sports collectifs. Les repères pour la reprise de l’EPS, décidément plus déboussolants qu’éclairants, stipulent que « les gymnases permettent la pratique de nombreuses activités physiques autres que les sports collectifs (step, danse, préparation physique, ateliers de gymnastique, etc.) ». Là encore, que faut-il comprendre ? Les sports collectifs doivent-ils être proscrits ? Pratiqués avec distanciation et donc dénaturés ?
Pour le SNALC, ce type de formulation génère des doutes insupportables. Si des activités sont interdites, non recommandées ou praticables sous conditions, il faut l’écrire ! Les incertitudes et les interprétations hasardeuses ne sont pas de mise en situation de tension sanitaire.

En espérant que des précisions plus claires émaneront rapidement des inspections pédagogiques régionales, le SNALC demande des clarifications urgentes et dénonce l'envoi aux équipes de consignes abracadabrantes qui les engagent à opérer des choix qui ne devraient pas leur incomber.

L’affaire Sarah Abitbol secoue le monde du sport, d’autant qu’elle coïncide avec l’enquête de Disclose « Le revers de la médaille » qui révèle l’existence de 77 affaires d’abus sexuels, concernant 276 victimes de moins de 15 ans, dans 28 sports et note « des rêves de podium brisés. De jeunes athlètes murés dans le silence. Des enfants traumatisés, n’osant plus courir, nager ou combattre. Des centaines de victimes démunies face à l’omerta, au déni et à l’ignorance de la grande famille du sport ».

Le monde du patinage, mais aussi ceux de la gymnastique, de la natation, du judo, de l’athlétisme, des sports collectifs ... sont touchés. Ils amènent 54 athlètes olympiques à signer une tribune «Il est temps de donner de la voix» dans le Parisien, en soutien aux victimes. Pourtant le phénomène n’est pas nouveau !
 
En 2008, une enquête du Ministère de la Santé de la Jeunesse et des sports visant « l’étude des violences sexuelles dans le sport en France » démontrait que 30 % d’un échantillon de 356 jeunes de 13 à 23 ans avaient subi des formes d’abus et que le taux général des violences sexuelles dans le sport, établi autour de 12 %, était deux fois supérieur au taux national. Quand on sait qu’aujourd’hui la France compte 8 millions de jeunes licenciés une projection de ces statistiques sur un nombre potentiel de victimes s’avère glaçante.

    

Le SNALC ne peut qu'affirmer encore une fois son objection et sa résistance face au PPCR . Ce système éloigne l'avancement de carrière d’un grand nombre de nos collègues et l’éloigne aussi de l’avancement au mérite. Le PPCR rapproche malheureusement les enseignants d'un traitement technocratique basé sur l'ancienneté, la discipline, le sexe, l'âge du professeur !

     En effet, nous devons aujourd'hui départager des personnels persuadés qu'ils auraient dû avoir un meilleur avis  du Recteur.

 Or, ce dernier est contingenté , géré par des pourcentages  incompréhensibles et nous n'aurons évidement  que peu de marge pour faire évoluer les  différents cas présentés ce jour. Vous comprendrez que nombre d'insatisfaits ne se reconnaissent pas dans cette image par rapport à leur implication ( notée que « très satisfaisante ») alors que la majeure partie des items indiquent de l'excellence !( Dossiers et actes à l’appui ! )

Imaginez un tout petit instant que nos élèves  soient évalués de la sorte !

Quelles seraient d’après vous les réactions des élèves et de leurs parents ? Des recours ? Une révolution « gilets jaunes bis », une gréve ?

Dans un nouveau rapport du 12 septembre 2019, « L’école et le sport, une ambition à concrétiser », la Cour des comptes passe au crible l’enseignement de l’EPS. Il coûte à l’État 4 milliards d’euros pour des bénéfices selon elle trop peu visibles.

-Concernant les activités sportives des mercredis après-midi, le rapport annonce que lorsque « l'adhésion à l'association est faible, les trois heures fléchées vers l'animation du sport scolaire pourraient être remises à la disposition du chef d'établissement... ».

 

Pour le SNALC, la menace de récupérer les volumes horaires jugés peu rentables devrait d’abord inciter l'institution et l’UNSS à redonner au sport scolaire les moyens de vivre. Au lieu de cela, les professeurs d’EPS s’épuisent dans des tâches croissantes de gestion, d’obtention de moyens et de créneaux de fonctionnement, voire de collectes de fonds, indignes, qui détériorent leur motivation et l'efficacité de leurs associations sportives.

- Concernant l’EPS, le rapport note la « divergence profonde de vision entre la conception de l'instruction physique et sportive en tant que discipline d'enseignement et les attentes du mouvement sportif ».

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