Imprimer cette page
jeudi, 23 février 2017 15:43

DECLARATION CTA 23 FEVRIER 2017

Écrit par Jérôme MOTET
Évaluer cet élément
(3 Votes)
ProfileAu moment où le Ministère communique les résultats des mutations inter académiques au détriment des règles de confidentialité qu’il dicte lui même, bien avant la tenue des commissions de mars, plongeant les stagiaires dans un état d’inquiétude et de stress pour leur avenir proche, nous pouvons constater que la dotation et le fonctionnement du primaire permettent d’éviter ces situations si cruelles pour nos stagiaires obligés de partir malgré les annonces visiblement électoralistes de « réunionisation » des cadres dans la fonction publique locale. Nous sommes habitués aux promesses politiques, mais cette dernière et toute l’emphase mise sur cette question sont d’une cruauté sans précédent pour des jeunes de 24/25 ans qui vont devoir se loger et débuter leur carrière, découvrir l’enseignement à Créteil ou Versailles. Il est urgent d’accompagner psychologiquement ces jeunes. 
Nous ne remettons pas en cause le caractère national de notre concours mais nous vous demanderons de tenir compte des disciplines déficitaires, où on nous refuse un temps de formation pour les contractuels pour demander des capacités supplémentaires pour le secondaire. Il est urgent de revoir à la hausse les capacités en Eco Gestion, en langues, en lettres classiques, en SII…

Pour ce qui est des documents et du thème traités aujourd’hui, le SNALC et le SNE militent pour la création d’un statut de Directeur, car la situation dans laquelle ces personnels se trouvent à cheval sur plusieurs types d’activité n’est pas propice à clarifier leur mission et leur rendre la reconnaissance pour le travail effectué. Nous reconnaissons cependant que la dotation est conséquente et devrait permettre une politique de renforcement des fondamentaux ce qui n’est pas réellement observé.
 
Enfin au moment où on entend tout et n’importe quoi de la part des présidentiables de tous bords sur le temps de travail proposé pour le corps enseignant, déclarations niant sans hésiter les études nationales qui démontrent qu’il dépasse de beaucoup les 35 h hebdomadaires exigées aux autres, sans compter les nouvelles obligations chronophages que sont le travail d’inclusion, les validations de compétences, l’introduction, l’enseignement des tice, les parcours à mettre en place, divers Epi et AP, travaux sur les pédagogies et j’en passe… nous vous demandons de faire la lumière plus souvent et plus fort sur ces réalités peu communiquées. Dans cet ordre d’idée, que dire des 10 mn travaillées avant l’entrée en classe le matin et l’après midi non reconnues comme temps de travail pour les professeurs de primaire! Reconnaitre le temps de travail que fait un enseignant face et hors classe, le rémunérer, le valoriser seraient des pistes pour tenter de résorber la crise des vocations, les démissions en augmentation, les problèmes psychologiques que rencontrent trop de collègues qui n’arrivent plus à supporter cette pression constante sans reconnaissance aucune.
 
      Enfin, nous vous mettons en garde comme nous l’avons fait pour le remplacement dans le secondaire, sur toute tentative d’affaiblissement de ce dernier dans le primaire. Vous porteriez la responsabilité de la dégradation et du mécontentement des parents et des professeurs. La destruction des 5 zones pour 2 dans le secondaire a eu pour effet un recrutement massif de contractuels qui n’a pas vocation à remplacer les absences plus courtes. Notre inquiétude va aussi vers l’observation d’inspections sanction diligentées à la va vite lorsqu’un dysfonctionnement existe. Ce n’est pas notre vision de la nature de l’inspection et il en va de la dignité des personnels enseignants. Bienveillance pour les élèves mais pas pour les personnels ! Nous demandons que le bilan social académique fasse état de ce genre d’intervention qui si elles se répétaient aggraveraient sérieusement le malaise enseignant.
   
 Je vous remercie.
Jérôme MOTET .
 
Lu 1688 fois Dernière modification le jeudi, 23 février 2017 15:50